Qui sommes-nous?Nos expositionsNos servicesNouveautésPour nous joindre

Molinari. Morceaux choisis

Du 19 juin au 11 octobre 2010

Très tôt considéré comme le maître de l’art abstrait québécois, Guido Molinari, peintre montréalais né en 1933, connut une carrière très prolifique. Il développa un langage pictural particulier, qu’il élabora autour de compositions non figuratives et d’espaces chromatiques expressifs et dynamiques, excluant toute forme de représentation traditionnelle. Son travail sur la couleur, dans ses œuvres aux bandes verticales contrastées ou uniformément colorées, invite le spectateur à vivre et à s’imprégner de l’expérience des qualités vibratoires de la juxtaposition de couleurs pures. Soutenu par la rigueur de ses recherches et la constance de ses expérimentations picturales, l’itinéraire artistique et théorique de Molinari s’échelonna sur plus de 50 ans.

« Au début de sa carrière, « Moli » se donne des échéances très courtes. Nous sommes dans les années qui suivent le Refus Global et le mouvement automatiste, et le peintre vient de découvrir le travail de Mondrian et de Jackson Pollock, deux positions radicales qui l’inciteront à foncer lui-même dans toutes les directions. Au début des années cinquante, notamment, il ira jusqu’à peindre dans l’obscurité ou les yeux bandés pour réaliser de Vrais tableaux automatistes, avant de s’attaquer à une fameuse série de tableaux en noir et blanc qui ne manquera pas de déconcerter le milieu. Comme celle de Mondrian, l’œuvre de Molinari sera alors perçu comme « expérimental, et donc impropre à être exposé à côté d’autres artistes ».

Il reviendra bientôt à la couleur qu’il ne cessera plus de faire chanter dans des structures aussi dynamiques que conviviales, pour peu que le regardeur prenne le temps de les lire et, surtout, de les relire dans la mesure où, d’une fois à l’autre, les tableaux de Molinari ne respirent jamais au même rythme. »

Gilles Daigneault

Directeur de la Fondation Guido Molinari

Dino Benito Claudio Guy Molinari est né le 12 octobre 1933 dans un Montréal en pleine effervescence sociale et artistique. Il s’inscrit à l’École des beaux-arts de Montréal en 1948, quelques mois seulement après la parution du Refus Global dont il ignore alors l’existence. La découverte du mouvement automatiste et de leur manifeste sera pourtant à l’origine de ses premières grandes recherches picturales. Il se trouvera immédiatement séduit par le puissant désir de liberté des artistes automatistes et par leur aspiration à une vie toute entière consacrée à l’art.

Molinari s’adonnera à l’écriture et à la peinture automatique au début de sa carrière, et bien qu’il gardera un estime certain pour leur travail, il se dissociera rapidement du groupe automatiste et proclamera être le théoricien du « Molinarisme ».

Cette exposition est une réalisation de la Fondation Guido Molinari.